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Elle dit avoir « vécu un enfer ». Dans un long entretien diffusé dans « Sept à Huit » sur TF1 dimanche soir, Camille Lellouche confie avoir été victime de violences conjugales quand elle avait 19 ans. Alors qu’elle était étudiante en bac pro, option commerce, celle qui s’est notamment fait connaître en participant à « The Voice » raconte : « Pendant deux ans, toutes les formes de violences qu’une femme peut subir, je les ai subies. »
Dans un touchant récit, ponctué par ses larmes, mais sans fard, la jeune femme aujourd’hui âgée de 35 ans détaille son calvaire. D’abord la violence psychologique : « Je suis complètement sous son emprise, ça me fait chier de le dire mais je lui appartenais. (…) J’étais en permanence avec l’envie de vomir, je suis passée de 52 kg à 40, en deux mois. (…) Je suis devenue une ombre ».
« Si je t’entends respirer, je te tue »
Puis les violences physiques incessantes : « Il me mettait des droites dans tous les sens (…) J’ai commencé à me pisser dessus. Il a continué à me rouer de coups (…). Avant de dormir, il m’a dit si je t’entends respirer, je te tue. J’ai dormi dans ma pisse, par terre. Je priais pour ne pas mourir »
La jeune femme raconte n’avoir pas réussi à s’en sortir seule, n’être pas parvenue à partir. C’est sa mère qui finit par prendre les choses en main et l’envoie étudier en Angleterre pour l’éloigner de l’homme violent, dont elle ne précise pas le nom.
Parfois, raconte-t-elle, elle envisage le pire : « Je pense qu’à ce moment-là, si j’avais eu une arme, je pense que je l’aurais tué. C’est très violent ce que je dis, mais c’est vrai » Mais elle enjoint : « Évidemment au premier coup, il faut partir. Mais moi je ne peux pas dire ça alors que je n’ai pas été capable de le faire. Évidemment qu’il faut porter plainte. Moi, je n’ai pas réussi à le faire. Je souhaite que toutes ces femmes arrivent à porter plainte. »
« Mon corps revit des choses »
« C’est la première et la dernière fois que j’en parlerais, continue-t-elle. Là maintenant je le fais parce que j’ai 35 ans et que j’aimerais être maman un jour et que j’ai pas du tout envie que si j’ai une petite fille un jour, elle vive ça. »
« Faut que tu me laisses, qu’un jour tout s’arrête. Finies les promesses, qui tournent, tournent dans ma tête. Faut que tu me laisses, qu’un jour tout s’arrête ». Voilà les paroles de « N’insiste pas », une chanson chantée cette année par l’artiste, à l’attention des victimes de violences conjugales. Camille Lellouche explique à TF1 : « Cette chanson, j’ai dû mal à chaque fois que je la chante, j’ai les jambes coupées à chaque fois. Dès que je parle de ça, mon corps revit des choses. Cette chanson, elle m’abîme plus qu’elle me fait du bien ».
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